21 novembre 2005
Syndrome noir
Les compositions d'Alex Sanders, alias Sindrome, sont de parfaites petites perles de "pop noire electronique" comme il le dit lui-même. A l'heure où sort bientôt son (déjà) 5ème album Self Sévice (prévu
pour décembre), on notera que la qualité des titres ne baisse pas. Bien
au contraire, les compos sont toujours aussi intenses et efficaces, la
musique oscillant entre cold wave et pop-indus electronique, et les
textes toujours très personnels sont empreints d'une noirceur et d'une
auto-dérision que l'on a perdu l'habitude de rencontrer depuis des
lustres. Il est rassurant de constater qu'aujourd'hui il existe encore
en France des artistes qui prennent la peine de soigner leurs textes.
En tout cas, s'il continue comme ça, Sindrome ne devrait plus rester
très longtemps dans l'anonymat d'un milieu underground certes rassurant
pour un artiste, mais finalement un peu castrateur pour les vrais
talents.
Le site de Sindrome: ici.
3 titres extraits de son nouvel album Self Sévices: ici
Quelques titres de ses précédentes productions (extraits de son site):
- Paranoia
- Novembre
09 novembre 2005
Symphonie actuelle
"The
Lie Lay Land va encore plus loin que Farewell Kingdom dans l'invention
d'une musique qui se place hors de ce monde afin de mieux inventer son
propre univers, de toutes pièces : des instrumentations néoclassiques
et post-rock, des résidus electronica, des dissonances jazz et
atmosphériques (ces dernières dès Phantasmagoria) s'intègrent dans un
même ensemble qui défie l'exclusivité des formes. Voilà des sons
redevenus vierges de contexte, prêts à se rencontrer pour en créer un
nouveau. On se remet alors à croire en la musique, comme on croit en
une utopie, au gré d'ambiances de nulle part et de symphonies
contemporaines inouïes. L'esthétique postmoderne aura rarement parue
aussi tangible en sons que dans ce recours décomplexé à des sources
musicales a priori hétérogènes, à l'expérimentation comme aux mélodies
les plus universelles, et cela toujours au service d'émotions fortes.
Tous nos repères d'auditeurs sont ici convoqués, pour voltiger aussitôt
dans un formidable mouvement, spectaculaire, qui nous dépasse.(...) Will - Infratunes.
World's End Girlfriend est un groupe énigmatique, surprenant, phantasque, et magistral, tout simplement.
08 novembre 2005
Aurore noire et vents d'ouest
La
dreampop se porte bien, merci. Toutes les semaines apparaissent de
nouvelles formations ici et là qui, sans nécessairement renouveler le
genre, apportent leur contribution à un mouvement au confluent du rock,
de la pop, de la noise, voire de l'heavenly. Influencés par les grands
anciens que sont My Bloody Valentine, Slowdive, Ride, Lush, Drop
Nineteens, ... et bien d'autres encore, ils pointent le bout de
leur nez dans un milieu musical actuel parfois trop convenu en y
apportant une salutaire touche de fraîcheur non dénuée de nostalgie
90's. Le tout sans prétention ni prise de tête. Et à l'heure des
médiocres produits calibrés que l'industrie musicale tente à tout prix
de nous fourguer, c'est sans arrière-pensées et avec un plaisir non
dissimulé d'authenticité retrouvée que l'on écoute ces groupes pour qui
les mots "mélodie" et "beaux sons" ont encore un sens.
Quelques extraits (liste non exhaustive bien sûr):
Alcian Blue
- You just disappear
- See you shine
- Angelica take me down
She, Sir
- It's my way of staying connected
- Prairie burn
- I love you blowtorch eyes
- You can't change a thing
Halcyon High
- Close your eyes, see the light
- Feel the slide
- Last breath
- Tommy gun angel
- Sunrise symphony
- Wind & waves
- To be infinite
- Trail
- Stalemate
- Have you forgotten
Airiel
- Cinnamon
- Kiss me slowly
- Stratosphere
- Firefly
- Airtight angels

